1 – Fondations et infrastructures :

1.1              – les mouvements de fondations d’une maison individuelle :

1.1.1        – courants (notion de garde au gel, de remblai…)

1.1.2        – en sols sensibles

1.2              – le tassement de dallage d’une maison individuelle

1.3              – engorgement des assainissements autonomes

2        Gros œuvre et structure :

2.1              – les fissures dites structurelles

2.2              – l’humidité en sous-sol (drainage, remontées capillaires, …)

2.3              – construction à ossature bois

2.4             – principe de la construction parasismique

3       Charpente et couverture – Toit terrasse : 

3.1              – infiltrations par points singuliers de couverture  (solin, faîtage, noue…)

3.2              – infiltrations par toitures terrasse

3.3              – déformations de fermettes industrialisées

3.4              – déformations des charpentes traditionnelles en bois

3.5              – le traitement des bois

3.6              – les champignons lignivores

4        Enveloppes et revêtements extérieurs : 

4.1              – désordres des enduits extérieurs

4.2              – infiltrations par liaison ouvrants-gros œuvre

4.3              – désordres sur ardoises

5        Equipements :

5.1              – VMC et condensation

5.2              – fuite sur canalisation encastrée

5.3              – désordres sur les conduits de fumée

5.4              – défauts d’isolation acoustique

5.5              – principe d’une installation électrique

6        Aménagements intérieurs : 

6.1              – décollements des revêtements en sols souples

6.2              – fissuration et décollement des carrelages

6.3              – défaut de joint périphérique sur baignoire et bac à douche

6.4              – désordre sur parquet bois 

6.5              – décollement de peinture

_________________________________________________________________________________

1 – Fondations et infrastructures

1.1        Les mouvements de fondations d’une maison individuelle

1.1.1 - Les mouvements courants

Les maisons individuelles sont habituellement fondées superficiellement par des semelles en béton armé.

En présence d’un sol déformable, ces fondations peuvent subir des mouvements susceptibles d’engendrer des dommages importants :

à titre d’exemple, un tassement différentiel de 1 cm. entre deux points d’appui distants de 5 m. suffit à provoquer la fissuration.

Les tassements entraînent principalement des dommages structurels : fissures de cisaillement en diagonale ou fissures de traction horizontales et verticales sur les murs extérieurs.

Trois conditions doivent être réunies pour déclencher la fissuration :

1)     un sol compressible sous le niveau d’assise des fondations ;

2)     des charges irrégulièrement réparties aux fondations. Ce déséquilibre des efforts sur le sol provoque un tassement différentiel. Le sol se déformera donc plus ou moins selon les points d’appui ;

3)     la fragilité de la superstructure. Les déformations différentielles du sol vont engendrer des efforts de traction et de cisaillement dans la superstructure. Les points faibles et notamment les joints de maçonnerie seront les 1er à le pas résister à ces contraintes.

Les autres causes de fissuration peuvent être :

1)   l’implantation du bâtiment sur un sol hétérogène, renfermant des inclusions rocheuses qui constituent autant de points durs ou, au contraire, des débris végétaux (tourbes) ou des matières organiques en décomposition (vases) qui forment des zones compressibles ;

2)   l’implantation de la maison directement sur la terre végétale de surface ou à une si faible profondeur que le sol n’est pas à l’abri du gel ;

3)   la présence juxtaposée de 2 remblais d’âge différent sous les fondations : un ancien, peu compressible, et un récent, mal compacté lors des travaux ;

4)   la création ultérieure d’une plate-forme contre une façade du pavillon. Elle crée une surcharge parasite excessive au droit de la semelle de ce mur.

1.1.2 - Les mouvements exceptionnels en sols sensibles

Les argiles dites “gonflantes“ sont dangereuses pour les fondations : tassements en période de sécheresse, soulèvements quand l’eau revient.

Cette alternance de tassements et de soulèvements provoque des dégâts dans les murs.

Dans les cas graves, les fissures peuvent atteindre une largeur d’ouverture de l’ordre de 30 à 40 mm. : on parle alors de fractures ou lézardes.

Le diagnostic des désordres :en alternance saisonnière normale, les variations de teneur en eau de sols perturbent son équilibre hydrique sur moins d’un mètre de profondeur.

En revanche, une sécheresse prolongée entraîne une forte évaporation d’eau entre la surface et le banc argileux sur une profondeur de 2 à 4 m. Ce phénomène provoque une importante diminution du volume du sol argileux, ce qui se traduit par un retrait pouvant atteindre une dizaine de centimètres.

Ces mouvements du sol ne sont pas uniformes sous les bâtiments car ceux-ci forment un écran contre l’évaporation. Des efforts différentiels importants apparaissent donc entre le centre du pavillon et sa périphérie, d’où l’apparition de fissures ou de lézardes.

Ce processus peut être aggravé par la présence, à proximité du pavillon, de végétaux dont les besoins en eau sont importants :chênes, peupliers, frênes,…

La nature même des argiles concernées peut donner naissance, lors d’une période ultérieure très pluvieuses, à un phénomène opposé de gonflement qui tend à refermer les fissures.

1.2 - Le tassement de dallage

De nombreux terrains ne sont pas aptes à recevoir une dalle sur terre-plein.

Ceci vise notamment :

Ø      les sols meubles incluant des rognons rocheux aptes à constituer des points durs ;

Ø      les sols de natures différentes pouvant entraîner des tassements différentiels de la forme ;

Ø      les sols constitués de remblais non contrôlés.

La réalisation de la forme est souvent mise en cause.

1 – La forme a été réalisée à partir de matériaux inadaptés :

Généralement, 2 types de matériaux sont utilisables :

a)   Les “granulats“ (cailloux, graviers, sable) en provenance de carrières ou de lits de rivières, bien calibrés et propres (sans impuretés argileuses), de mise en œuvre peu aléatoire.

b)   Les matériaux dits “tout-venant“, beaucoup plus dangereux car ils possèdent parfois un pourcentage d’éléments fins qui rendent la mise en œuvre très délicate. Notons toutefois qu’un tel matériau peut voir ses performances améliorées par un faible apport de chaux ou de ciment, mais cette option est généralement réservée aux sous-couches de dallages industriels.

2 – La forme a été mal compactée :

L’opération de compactage du matériau de forme est le point clé de l’exécution d’un dallage sur terre-plein.

Dans le cas d’un dallage d’habitation, de surface réduite, elle est effectuée généralement, à l’aide de petits engins mécaniques “vibrants“, manipulables par un seul homme, du type plaque ou rouleau.

Son but est d’obtenir un serrage maximal du “squelette“ granulaire, afin de lui conférer la capacité portante adéquate ainsi qu’une bonne résistance à la déformation.

L’exécutant peut aussi faire des erreurs, par exemple :

    - compacter des couches trop épaisses pour la profondeur d’action de l’engin (20 cm étant un maximum pour les rouleaux courants) ;

           - effectuer un nombre insuffisant de passages du rouleau ;

           - négliger le serrage des zones de rives, contre les “bêches“ des fondations.   

Le compactage insuffisant le long des murs de façades est très souvent observé.

1.3 - Engorgement des systèmes d’assainissement autonome

Le diagnostic des désordres

La loi sur l’eau du 3 janvier 1992 impose une obligation générale d’assainissement sur l’ensemble du territoire au plus tard le 31 décembre 2005.

Le but de cet assainissement est de canaliser les eaux usées, de les épurer par traitement puis de les rejeter dans le milieu naturel. Pour des raisons économiques, une filière d’assainissement autonome est souvent la seule solution.

Les odeurs nauséabondes sont la marque d’une insuffisance voire d’une absence totale de ventilation de la fosse septique toutes eaux.

Elles proviennent de l’accumulation d’hydrogène sulfuré (H25) généré lors de la fermentation liée au pré-traitement des eaux usées.

Ce gaz, à l’odeur caractéristique d’œuf pourri, attaque les fosses en béton et particulièrement les tampons.

Une mauvaise évacuation des eaux usées est souvent le résultat d’une inadaptation de la solution retenue pour l’épandage, par rapport au sol.

Les tranchées filtrantes à faible profondeur, habituellement employées, nécessitent un sol avec une perméabilité optimale afin d’épurer les eaux et les évacuer.

Les autres causes de mauvaise évacuation des eaux :

- colmatage du préfiltre dû à la saturation de la fosse ;

- colmatage dans le regard dû aux dépôts (graisses, savon, corps étrangers, feuilles, sables…) ;

- drains du plateau d’épandage bouchés par des boues, des racines… ;

- défaut de pose de la fosse elle-même.

2 - Le gros œuvre et la structure

2.1 – Les fissures dites structurelles

L’analyse des sinistres montre en effet que, si la fonction “porteuse“ ne donne guère lieu à déboires, par contre la fonction “paroi“ est, elle, victime de fréquents problèmes d’origines diverses, que l’on peut répertorier selon quatre familles principales :

Ø      les désordres par tassements de fondation ;

Ø      les fuites des liaisons fenêtres-gros œuvre ;

Ø      les désordres des enduits ;

Ø      les fissures de la maçonnerie, liées au fonctionnement de la paroi -et dites pour cela “structurelles“- sous l’effet de certaines sollicitations (internes ou externes).

Les trois catégories de fissures structurelles d’un mur extérieur :

Ces fissurations relèvent, pour l’essentiel, de trois grandes catégories, en fonction de leur origine mécanique :

1 - les fissures de retrait différentiel des matériaux ;

2- les fissures de mouvements hygrothermiques, saisonniers ou ponctuels, qui affectent cette même paroi ou ses constituants, et d’autant plus facilement que cette paroi est fortement “isolée“ thermiquement sur sa face intérieure ;

3- les fissures dues à la flexion du plancher supérieur du pavillon, quand il est réalisé en béton armé ;

4- les fissures dues aux ponts thermiques.

1 – Le retrait des mortiers et bétons de ciment est un phénomène de rétraction du matériau lors de la perte d’une partie de son eau de fabrication (par séchage et évaporation).

Il se manifeste très rapidement et avec une intensité d’autant plus grande que la quantité d’eau utilisée excède par trop le minimum nécessaire à la « prise » de ce mortier ou de ce béton.

Des fissures peuvent alors naître au contact de deux éléments d’âges différents, tels les blocs et les joints de montage, notamment lorsque le mortier qui les constitue est « étalé » par temps très sec et que, parallèlement, les blocs ne sont pas « mouillés » avant pose.

2 – Les variations de température ou d’humidité peuvent de leur côté, affecter la paroi de plusieurs manières :

a)     Lorsque celle-ci est formée de matériaux hétérogènes, par exemple : briques et linteaux/chaînage en béton armé.

Le comportement différent de ces matériaux peut créer des fissures à leur jonction.

b)     On sait, par ailleurs, que ces matériaux présentent, du fait des changements de température, des variations dimensionnelles non négligeables (dilatation en été, rétraction hivernale).

Ainsi, la paroi d’un mur-pignon, de quelques mètres de longueur, tend en période froide à se rétrécir de plusieurs millimètres.

Mais du fait de sa liaison rigide avec les planchers, qui restent à une température à peu près constante, elle subit des contraintes de traction, susceptibles d’engendrer des fissures verticales.

3 – Le plancher haut du pavillon, quand il existe, est généralement réalisé à l’aide de poutrelles préfabriquées, en béton armé.

Un tel plancher peut prendre une légère déformation de flexion dans sa partie centrale.

Elle ne nuit pas à sa solidité, mais peut s’accompagner d’une rotation de l’appui sur le mur de façade et d’un soulèvement de la rive du plancher.

Cela génère une fissure horizontale sous son arête basse d’appui.

Ce défaut peut aussi affecter un angle de plancher réalisé en dalle de béton armé, si l’on a omis de doter le croisement des parois d’un chaînage vertical, à l’aide de blocs d’angles spécialement perforés à cet effet.

4 – Le plancher bas et/ou haut d’un pavillon peut générer des ponts thermiques si dans sa mise en œuvre certaines dispositions ne sont pas prises, notamment l’interposition d’une « planelle » en rive de plancher.

2.2 – Les 2 sources d’humidité en sous-sol

1 - les eaux de ruissellement ;

2 - la remontée de nappe phréatique.

Le danger d’accumulation des eaux de ruissellement dans le remblai des fouilles ceinturant le bâtiment exige la réalisation d’un drainage.

Cependant, un “drain“ peut de colmater et la paroi se fissurer. Il convient alors généralement de coupler le drain avec un revêtement extérieur des parois, d’imperméabilisation ou d’étanchéité, selon la destination des locaux qu’elles bordent (local technique ou habitation)

Moins fréquente, la remontée accidentelle d’une nappe phréatique située à faible profondeur sous le bâtiment.

Elle peut être due à la crue de la rivière où elle s’alimente, ou a de fortes précipitations.

On protège normalement le bâtiment par l’application, sur parois et dallage, d’un revêtement intérieur spécial, un “cuvelage“, à base de liants hydrauliques afin de réaliser une “cuvette“ étanche ; ajoutons que, dans certains cas, il faut en outre lester les fondations et renforcer ce dallage (en béton armé), pour rendre ces ouvrages capables de s’opposer aux poussées vers le haut que cette montée de l’eau engendre.

Quelles sont les causes de l’humidification ?

En dehors des rares ruptures de parois sous la poussée des terres, ou de dallage par sous-pressions de nappe, on peut retenir quelques causes principales d’humidité dans les sous-sols :

1 – l’inexistence pure et simple d’un ouvrage nécessaire :

-         l’absence de cuvelage en cas de nappe peu profonde ;

-         l’absence de drainage autour de bâtiments érigés sur un terrain imperméable n’absorbant pas les eaux de ruissellement.

2 – le fonctionnement défectueux du système de drainage sachant que le rôle et le fonctionnement de cet ouvrage sont souvent mal connus :

-         il ne convient pas dans tous les terrains. Il est inutile, par exemple, dans un sol baigné par une nappe et perméable. Il est même dangereux dans un terrain en pente et hétérogène, où il peut rendre le talus instable en “mettant en charge“ des couches perméables ;

-         il ne sert à rien, et peut même être nuisible, s’il ne possède pas un exutoire, situé autant que possible en contrebas (fossé, cours d’eau, égout d’eaux pluviales). Sinon, il faut installer une pompe de relevage ;

-         il est susceptible de se colmater à la longue (généralement dans un délai inférieur à deux ans) si ne sont pas respectées certaines règles de mise en œuvre :

=la perméabilité suffisante et croissante vers le bas des couches de matériaux remplissant la tranchée drainante ;

=le non-emploi de matériaux terreux ou argileux ;

=l’utilisation d’un textile non tissé en fond de tranchée lorsque le terrain environnant est à grains fins (limons, argiles) ;

=la réalisation de regards de visite (afin de prévenir tout début de colmatage) et de nettoyage, à chaque changement de direction du drain et en son point haut ;

=la canalisation qui recueille les eaux en pied de mur doit être perforée en partie supérieure et présenter une pente minimale. Le fil d’eau ne doit jamais être plus bas que le niveau de fondation, ni plus haut que le sol intérieur.

3 – la défaillance de la paroi verticale :

Ceci vise notamment le cas de voiries comportant des dallages dont la pente ramène l’eau vers le bâtiment – et non l’inverse, comme il se doit – ou encore des niveaux de terre de jardin au-dessus de la coupure de capillarité du mur.

2.3 - Désordres des constructions à ossature bois

Le bois subit à la fois les effets de l’eau et les attaques d’organismes xylophages. Un pré-traitement avec un produit agréé est impératif.

D’une manière générale, tous les détails de conception de l’ouvrage doivent être prévus pour que l’eau soit rejetée vers l’extérieur ou ne puisse pénétrer à l’intérieur des panneaux ou des pièces de bois. Il en va de la pérennité de l’ouvrage.

Les pièces en contact direct avec le milieu extérieur doivent être conçues en conséquence et faire l’objet d’un entretien régulier (tous les 5 ans pour une lasure, tous 6-7 ans pour une peinture).

Le voile externe du panneau ne suffit pas à assurer l’étanchéité du complexe. Il est impératif qu’un film pare-pluie (avec lame d’air) soit mis en place avant l’exécution du parement extérieur. Il faut aussi éviter tout risque de condensation à l’intérieur des panneaux (pare-vapeur indispensable).

Pour éviter les remontées capillaires, outre la mise en œuvre d’une barrière étanche entre le soubassement maçonné et le bois, une garde minimum de 20 cm devra être ménagée entre la base de l’enveloppe et le terrain.

Les liaisons entre panneaux, entre panneaux et ossature ou entre menuiseries extérieures et panneaux nécessitent la mise en œuvre de joints adaptés (type “compribande®“ + joint silicone)

Au niveau de la conception et de l’exécution de la structure, les éléments devront faire l’objet d’une vérification. Les désordres proviennent habituellement d’une mauvaise appréciation des sollicitations (risques de sous-dimensionnement) ou d’une insuffisance des contreventements (risques de flambement)

2.4 – Principe de la construction parasismique

Au-delà du seul aspect des techniques de construction, c’est toute une conception parasismique d’ensemble qui peut et qui doit être mise en œuvre :

-         par une implantation judicieuse, hors des zones instables (susceptibles d’être affectées par des mouvements de terrain de tous types : glissements, éboulements, etc.…) ;

-         par des fondations adaptées au type de sol concerné ;

-         par l’utilisation de matériaux de bonne qualité ;

-         par toute une série de dispositions constructives qui sont énoncées dans les guides techniques de construction parasismique ;

-         enfin, par un dimensionnement adapté à l’agression sismique devant être prise en compte sur le site considéré.

Toutes ces prescriptions techniques sont précisées dans les règles parasismiques de construction obligatoire en certaines zones, en fonction de la protection minimale imposée par la Puissance Publique.

Tout maître d’ouvrage peut, à travers un cahier des charges, viser une protection supérieure en regard des critères qui lui sont propres.

Lorsque ces informations existent, les données relatives à la cartographie des failles actives et des zones exposées à des mouvements de terrain ou potentiellement liquéfiables, sont consignées dans des documents d’urbanisme consultables en mairie :

Ø      plans d’exposition aux risques (PER) ;

Ø      plans de prévention des risques (PPR) par application de la loi de février 1995 ;

Ø      annexes techniques au plan d’occupation des sols (POS) ou PLU.

3 – Charpente et couverture – Toit terrasse

3.1 - Infiltrations par points singuliers des couvertures

Les désordres constatés trouvent leur origine :

Ø      dans un défaut de conception :

§        mauvaise exposition du faîtage aux vents de pluie dominants ;

§        défaut de dimensionnement des noues et des chêneaux.

Ø      dans un défaut d’exécution :

§        défaut de fixation des éléments de rive et d’égout ;

§        oubli d’un solin ;

§        absence de protection de la tête de solin contre le ruissellement le long de la paroi ;

§        absence ou réalisation défectueuse de l’engravure des solins en zinc ;

§        dans le cas de solins en zinc, largeur insuffisante du couloir d’évacuation longeant le mur ;

§        relevé insuffisant des noues et couloirs ;

§        recouvrement insuffisant de la première rangée sur noue.

A ces pénétrations continues s’ajoutent celles qui sont discontinues.

Elles sont dues aux petits ouvrages isolés : souches de cheminées, lanterneaux d’éclairage, jouées de lucarnes, chiens-assis…

Les problèmes ne diffèrent pas, en fait, des précédents : les jonctions le long des parois parallèles à la ligne de plus grande pente ou sur le devant de l’édicule sont du type “pénétration continue“ et la jonction arrière est assimilable à un chêneau d’égout de toiture.

3.2 - Toitures-terrasse, le point faible : les relevés

Dans la plupart des cas, ce sont des décollements de relevés qui sont à l’origine de ces sinistres :

-         les relevés doivent être soudés à bonne température sur un support sec et propre. Surchauffé, le bitume perd ses qualités plastiques, et le revêtement d’étanchéité est d’autant plus fragile.

Au contraire, chauffé à une température insuffisante, le bitume est mal fondu et le relevé n’adhère pas à son support ;

-         si le support doit être sec au moment de la mise en œuvre des relevés, il doit

     également le rester dans le temps.

     Très souvent, la protection en tête est mal assurée (becquets rapportés

     désolidarisés, absence de goutte d’eau…).

Les eaux de ruissellements apportent de l’humidité par capillarité entre le support béton et le revêtement d’étanchéité, qui finit immanquablement par se décoller ;

-         enfin, parfois, les relevés sont de hauteur insuffisante. Ils laissent la possibilité à l’eau, par rejaillissement, d’humidifier le support des relevés.

Les déchirements constituent la deuxième cause de dégradation des relevés : 

-         la fissuration du support (par exemple acrotères préfabriqués de grande

dimension sensible aux chocs thermiques) est à l’origine de la dégradation des relevés ;

-         les pieds de relevés sont cisaillés en gorge suite à une poussée de la protection dure en partie courante du fait de l’absence de joint de fractionnement périphérique.

3.3 - Déformations de fermettes industrialisées

Les charpentes industrialisées en bois assemblées par des connecteurs métalliques sont de plus en plus utilisées pour les maisons d’habitation :

La plupart des déformations affectant ces fermettes proviennent du flambement des pièces comprimées (arbalétriers, diagonales).

En effet, le poids de la couverture et des plafonds génèrent dans les barres constituant les fermettes des efforts de traction ou de compression.

Or, les pièces de bois utilisées sont parfois de faible épaisseur (36 mm) et pourtant longues de plusieurs mètres.

La compression qui transite dans ces pièces peut provoquer un flambement : un arbalétrier se déforme, il entraîne ses voisins attachés par les liteaux et c’est l’ensemble de la charpente qui est affecté.

Pour s’opposer à ces déformations, il convient donc de mettre en œuvre des barres anti-flambement et de contreventement.

Ces pièces, qui vont apporter de la raideur, doivent être clouées sur les barres comprimées les plus sollicitées.

Des erreurs de dimensionnement ou de calcul peuvent aussi être sources de désordres :

§         des fermettes sont le plus souvent dimensionnées par ordinateur et les charges ponctuelles telles que les souches de cheminée ou les possibilités d’accumulation de neige ne doivent pas être sous-estimées ;

§         les formes spéciales, telles que les fermes de chien-assis ou fenêtres de toit, ne doivent pas être ignorées.

Les fermettes doivent aussi être régulièrement espacées et parfaitement solidarisées au gros œuvre. Leur verticalité doit être soignée.

Une fermette déformée pendant le transport ou mal stockée, doit être éliminée. (Une fermette gauche se déformera anormalement).

3.4 - Déformations des charpentes traditionnelles en bois

Même si les ruptures par dépassement de contraintes sont rares en charpente traditionnelle, elles peuvent néanmoins se rencontrer sur les pièces fléchies lorsque la section la plus sollicitée présente :

-         des nœuds importants et groupés dans les zones tendues ;

-         des fibres tranchées ;

-         des fractures d’abattage.

Sur les systèmes triangulés, on peut avoir un dépassement important de la contrainte de compression latérale et de la contrainte de cisaillement longitudinal sur les appuis.

La compression peut être trop importante au contact bois sur bois dans les assemblages par entaille (embrèvement…).

L’effort repris par chaque boulon peut être bien supérieur à sa charge admissible.

L’inversion d’effort dans les barres comprimées des systèmes triangulés peut entraîner le déboîtement des assemblages.

Dans une console, la contre-fiche comprimée peut devenir tendue lorsque l’effort du vent est supérieur aux charges permanentes.

Dans une ferme avec porte-à-faux, l’arbalétrier en débord est tendu, alors qu’il est comprimé sur l’autre appui.

Où trouve-t-on la charpente traditionnelle en bois ?

La charpente traditionnelle est utilisée dans les constructions comme support de couverture de plancher et de plafond.

Elle se classe en deux grandes familles : 

-         les pièces de bois fléchies ;

-         les systèmes triangulés.

Les pièces de bois fléchies sont les poutres de plancher, les pannes, les chevrons.

Pour une distance entre appuis donnée, leur section est définie en fonction :

-         du critère de déformation qui est retenu ;

-         de la qualité et de l’humidité des bois mis en œuvre ;

-         de la nature et de l’intensité des charges appliquées.

Les systèmes triangulés se trouvent dans les fermes de combles perdus, de combles aménageables et de combles sur dalle.

Leur dimensionnement se fait en fonction :

-         de l’effort et du moment fléchissant dans chaque barre ;

-         du type d’assemblage choisi au nœud de triangulation ;

-         du critère de déformation qui est à respecter ;

-         de la qualité des bois utilisés.

3.5 - Les traitements curatifs des bois

Selon la température, l’humidité et le milieu, des insectes et des champignons sont capables de digérer le bois et d’en affecter sa résistance mécanique.

A) Les insectes xylophages

Les insectes adultes ne se nourrissent pas. Ils ne servent qu’à la reproduction, mais installent leurs œufs dans le bois, lesquels se transforment en larves qui, pour se nourrir et grandir, ingèrent les essences.

On distingue trois sortes d’insectes :

1)     les nidificateurs creusent le bois pour installer leurs œufs.

2)     les insectes “de bois frais“ déposent leurs œufs dans les arbres fraîchement abattus mais ne pondent jamais deux fois sur le même arbre.

3)     les insectes de “ bois secs“ : les plus redoutables pour le bois dans la construction. Les générations se succèdent sur la même pièce de bois jusqu’à destruction totale le cas échéant.

Dans cette catégorie, les insectes que l’on rencontre sont les coléoptères (capricornes des maisons, grosses vrillettes, petites vrillettes, lyctus) et les isoptères (termites souterrains et termites de bois sec).

B) Les champignons

            Toutes sortes de champignons peuvent s’attaquer au bois.

En tombant sur ce matériau humide, plus ou moins selon les essences et les champignons, les spores germent et les filaments s’infiltrent dans les moindres interstices, émettant des substances chimiques qui en dissolvent les constituants.

En France, le champignon le plus répandu est le mérule.

Il peut se développer dès que le taux d’humidité atteint 22 %, et que la température ambiante se situe entre 18 ° et 22°.

De plus, il n’a pas besoin de lumière pour proliférer.

En dehors de ces conditions, le champignon cesse de croître.

Trois types de dégradations, affectant les propriétés mécaniques du bois, sont engendrés par les champignons : la pourriture cubique, la nourriture fibreuse et la pourriture molle.

4 – Enveloppes et revêtements extérieurs

4.1 - Les désordres des enduits extérieurs

Une grande variété de sinistres 

Il y a d’abord les défauts d’aspect : citons simplement, à cet égard, le nuançage dans la teinte d’une même façade, les “spectres“ (ou “fantômes“), réapparition du dessin des joints des éléments de maçonnerie sous l’enduit, des salissures par la pollution ou les micro-organismes.

Mais surtout les atteintes à la durabilité : ce sont tous les désordres affectant d’une manière ou d’une autre la fonction principale d’imperméabilisation de l’enduit, c’est-à-dire sa capacité à participer, avec la paroi maçonnée, à l’étanchéité globale du mur extérieur.

Les enduits monocouches sont des produits « pointus » dont la formulation industrialisée, intégrant liants, sables et adjuvants divers, fait l’objet d’études et de tests approfondis.

Ils ont des caractéristiques de bases fiables, telles l’adhérence au support, l’imperméabilité à l’eau (liée à une faible capillarité), la perméance, ou encore une résistance aux tractions engendrées par le retrait ou les variations thermiques.

L’application est explicitée par des documents détaillés.

Bien que trop souvent négligée ,la préparation du support est un préalable incontournable, car le comportement de l’enduit ne peut être isolé de la qualité de la paroi sur laquelle il est appliqué.

Un défaut de préparation de celle-ci peut entraîner une chute de l’adhérence, voire un décollement de toute une surface :

-         c’est le cas d’un support non humidifié préalablement (surtout par temps chaud et sec), qui absorbe brutalement l’eau de gâchage de l’enduit et provoque une dessiccation de celui-ci à l’interface (d’où la perte d’adhérence) Dans certains cas, il y a dessiccation dans toute son épaisseur, le rendant friable et inconsistant (on parle alors du “brûlage“ de l’enduit) ;

-         c’est aussi le cas des parois en béton banché trop lisses, sur lesquelles l’accrochage mécanique de l’enduit est difficile à obtenir, en l’absence d’un repiquage ou de l’application d’une couche d’un produit “primaire“ adéquat ;

-         ce peut être enfin le cas de murs anciens mal nettoyés de restes de poussières, peintures, plâtres…

Il y a des causes des fissurations spécifiques :

Même sur un support préparé suivant les règles de l’art, un enduit “prêt à l’emploi“ peut être victime de fissures.

Il faut alors  distinguer le “faïençage“ (superficiel et non dangereux) et la “microfissure“ qui peut progresser dans toute l’épaisseur de l’enduit sous l’effet des intempéries (gel ou autres), et être ainsi source d’infiltrations.

La microfissure a principalement deux causes : 

  • Le retrait excessif du mortier, conséquence d’un gâchage avec une trop grande quantité d’eau.

Il s’agit d’un défaut de mise en œuvre qui peut être aggravé par une durée de malaxage insuffisante, ne permettant pas une bonne homogénéisation du mortier, notamment à l’égard des adjuvants. L’expérience montre que ces fissures de retrait se canalisent régulièrement au droit des joints qui constituent en quelque sorte des lignes de plus faible résistance.

Il faut encore noter, sur ce point, l’importance des conditions de séchage de l’enduit, pour lequel une évaporation rapide (par temps sec et, en l’absence de protection) peut s’avérer catastrophique, tandis qu’une atmosphère humide lui sera au contraire bénéfique.

  • Une rétraction d’origine thermique, pour la compréhension de laquelle quelques explications préalables s’imposent. Ce phénomène, auquel on donne le nom de “choc thermique“, exprime le fait que la température de surface externe de la paroi, lorsque celle-ci est bien isolée côté intérieur, peut subir sur un temps très court (une douzaine d’heures, par exemple) un écart très important pouvant atteindre les 50 °C (ainsi, de + 65 °C à l’ensoleillement maximal, à + 15 °C seulement après un orage nocturne).

Une telle chute de température engendre dans l’enduit des rétractions empêchées (par l’adhérence), donc des contraintes, aptes à conduire à la fissuration.

Le problème  est aggravé par une orientation sud-est-ouest (maximum de soleil), ou par une teinte foncée (forte absorption du rayonnement solaire), et atteint son maximum la première année, où son effet se cumule avec celui du retrait.

La porosité excessive

La porosité d’un enduit trop mince peut entraîner l’apparition d’humidité interne, en l’absence de toute fissure. Mais on peut souligner au passage qu’un enduit trop épais est, lui, plus enclin au retrait.

Les principaux micro-organismes responsables des salissures en façade :

-         les bactéries vivent avec ou sans air, ont besoin d’eau liquide et peuvent avoir une action corrosive sur les vêtements. Elles sont présentes dans les salissures de couleur verte ou noire ;

-         les algues ne vivent pas aux dépens du substrat mais secrètent des acides organiques qui agissent chimiquement sur le support. L’insertion des cellules dans les pores à une action mécanique sur le revêtement. Elles ont besoin d’une forte humidité pour leur croissance. Elles sont présentes dans les salissures de couleur verte, rouge, bleue ou noire ;

-         les champignons secrètent des acides organiques qui peuvent attaquer le support. Ils sont présents dans les salissures de couleur brune à noire ;

-         les lichens vivent collés à la surface, mais les thalles peuvent s’enfoncer de plusieurs millimètres dans le support. Ils secrètent de l’anhydrite carbonique et des produits avides qui ont une action chimique sur le carbonate de calcium. Ils sont présents dans les salissures de couleur jaune orange à gris ;

-         les mousses affectionnent les milieux humides. Elles produisent des acides organiques.

Les facteurs influant sur le développement des micro-organismes :

-         l’eau est indispensable pour la vie des micro-organismes. Elle joue un rôle dans les échanges gazeux et dans le transport des substances nutritives. C’est le vecteur de contamination par excellence ;

-         la température : à chaque espèce de micro-organismes correspond une température optimale de croissance. Seul le gel peut provoquer la disparition des micro-organismes ;

-         le pH a un rôle important dans le développement des micro-organismes. Chaque espèce possède une zone optimale ;

-         les conditions nutritives : le développement des micro-organismes est lié à la présence d’éléments chimiques dans le milieu ;

-         l’exposition : il faut souligner l’importance de l’orientation d’un bâtiment vis-à-vis de la pluie battante et des vents dominants.

Les points sensibles : 

Le vecteur de propagation le plus important des micro-organismes est l’eau de ruissellement. Ce ruissellement est d’autant plus important à certains endroits spécifiques : principalement les arêtes (chevronnières, haut d’un mur…) et au niveau des points singuliers.

Les enduits monocouches sont, a priori, plus sensibles à ce phénomène.

4.2 - Infiltrations par la liaison fenêtre-gros œuvre

des bâtiments 

La pathologie peut toucher tous les types de menuiseries en bois, en métal, en PVC.

Elle est largement influencée par les conditions climatiques du site (la façade reçoit plus au moins d’eau accompagnée de vent), ainsi que par la hauteur de la baie au-dessus du sol (le vent soufflant plus fort quand on s’élève)

Il existe deux modes principaux de pose :

-         au « nu intérieur », la plus fréquente, car elle permet le raccord direct avec l’isolation thermique du local ;

-         ou « en ébrasement avec feuillure », quelquefois utilisée pour des murs en béton banché. Avec ce type de paroi, l’interposition de plus en plus fréquente de précadres, mis en place au coulage du béton, facilite beaucoup l’exécution du calfeutrement et limite le risque d’infiltrations.

C’est avec les maçonneries en parpaings de ciment ou de blocs de terre cuite que le problème se pose le plus.

Il se complique du fait que cette étanchéité doit être assurée sur quatre lignes de contact, à savoir :

-        traverse basse/appui de baie ;

-        montants verticaux/tableaux ;

-        traverse haute/linteau.

Les résultats d’expertises montrent que la première zone est la plus sensible, les secondes n’étant pas pour autant à l’abri de désagréments.

L’appui est maintenant le plus souvent coulé (sur place ou préfabriqué) en premier et l’étanchéité est réalisée, soit par un cordon préformé mis en place avant pose de la fenêtre, soit par un mastic extrudé après coup par-dessous le rejet d’eau de la traverse basse.

L’ancienne méthode qui consistait à couler cet appui sous la fenêtre préalablement fixée, et qui a donné lieu à tant de mésaventures par infiltrations directes ou capillaires est quasiment abandonnée aujourd’hui.

Le calfeutrement des joints verticaux, ou du joint horizontal supérieur, est généralement constitué par un mastic extrudé…

Les travaux de menuiseries sont en cause, mais aussi le gros œuvre : 

Il a été mis en évidence deux grandes familles de causes de désordres, toutes deux consécutives à des défauts de mise en œuvre sur le chantier :

1 – La première concerne la tâche de l’entreprise de gros œuvre, et elle se traduit par un montage irrégulier de la maçonnerie de baie :

§        les dimensions du cadre ne respectent pas les tolérances usuelles vis-à-vis des cotes de plans ;

§        des tableaux se présentent avec du faux-aplomb ou un défaut de parallélisme ;

§        l’appui n’est pas plan, ou est mal raccordé aux tableaux.

Dans ces conditions, le garnissage du joint est délicat si, par exemple, le recouvrement du bâti sur la paroi est trop faible, ou si ce joint présente une ouverture en sifflet, passant du haut en bas de presque rien à quelques 2 cm.

De même, un cordon sous traverse basse n’est que partiellement écrasé, donc inefficace, si l’arête de la pièce d’appui n’est pas parallèle à la sous-face de la traverse.

2 – La seconde est relative aux travaux du menuisier et se manifeste par une mise en place aléatoire du mastic de calfeutrement, le plus souvent liée à une méconnaissance du fonctionnement de ce type de garniture.

Ceci se traduit par exemple :

§        par une section du cordon inadaptée à la taille de l’interstice à calfeutrer, ou nuisible au maintien de l’adhérence dans le temps (ainsi, l’épaisseur de mastic doit se tenir entre un minimum, mais aussi un maximum) ;

§        dans le cas d’une extrusion, par l’oubli de l’interposition préalable d’un fond de joint (ou sa mise en place défectueuse), indispensable pour assurer le bon serrage du produit contre les parois ;

§        encore, par un manque de nettoyage soigné des parois de contact, lesquelles exigent en outre, dans certains cas (les fenêtres en plastique, par exemple), l’application d’un “primaire“ adapté au matériau de ces parois.

Enfin, une zone s’avère particulièrement délicate : les angles entre tableaux et pièce  d’appui.

Le raccordement du cordon sous traverse basse avec les cordons verticaux des montants de châssis est souvent négligé.

4.3 – désordres sur ardoises

Il suffit de regarder certaines toitures qui blanchissent ou s’oxydent au bout de quelques années pour se rendre compte à quel point le choix de la qualité des ardoises est important.

Les ardoises naturelles :

Le principal site français de production d’ardoise naturelle est situé à proximité d’Angers.

Ce site ne produit que de l’ardoise de classe A au sens de la norme en vigueur, c'est-à-dire une ardoise à la parfaite planéité, à une régularité d’épaisseur, aux belles épaufrures des bords et exempte d’inclusion de pyrites de fer oxydable.

Ce sont ces dernières qui sont responsables des coulures de rouille caractéristique.

Les ardoises artificielles :

Depuis l’interdiction d’adjonction d’amiante dans les produits, ces ardoises sont fabriquées avec des fibres naturelles.

Ces ardoises sont soient teintées dans la masse, soit reçoivent une peinture en surface.

A plus ou moins brèves échéances de sérieuses décolorations sont observées notamment sur les ardoises recevant une peinture laquelle pèle.

Actuellement, le principal fabricant est en procédure judiciaire et face à un sinistre sériel.

5 - EQUIPEMENTS

5.1 – VMC et condensations dans les logements

Les condensations peuvent se produire :

  • en surface ;

  • ou à l’intérieur d’une paroi.

Les condensations de surface ou dites superficielles :

On les observe sur les vitrages des menuiseries, mais aussi sur les parois opaques (les murs), les sols (un carrelage, par exemple), ou les dallages sur terre-plein.

Le paramètre influent alors est la propension de cette paroi à laisser passer les calories produites dans le local par le chauffage vers l’extérieur (les condensations sont essentiellement un phénomène hivernal.

Les condensations à l’intérieur d’une paroi :

En effet, il faut d’abord savoir que la vapeur d’eau est susceptible de migrer à travers la paroi, et ce, depuis le milieu intérieur vers le milieu extérieur.

Si aucun « pare-vapeur » n’est apposé sur la face interne du mur, cette vapeur “diffuse“ vers l’extérieur et le processus peut entraîner sa condensation à l’intérieur de la paroi.

Production de vapeur d’eau, ventilation insuffisante, défaut de chauffage et ponts thermiques sont tous causes de sinistres : 

Les condensations se manifestent par les taches sur les papiers peints, moisissures dans les angles de murs, aux jonctions façades-abouts de planchers, ou encore derrière les meubles.

La très grande majorité est la conséquence conjointe de la production de vapeur d’eau et d’une ventilation insuffisante.

La production de vapeur d’eau est presque toujours suffisante pour saturer l’air ambiant : il faut moins de cinq heures dans une chambre où dorment deux personnes.

La ventilation peut être insuffisante, par le fait de l’installation même mais aussi par le fait des occupants, qui calfeutrent les orifices de ventilation sous le prétexte de ne pas faire entrer le froid, mais qui empêchent ainsi le renouvellement nécessaire de l’air.

Il faut souligner l’existence de zones de paroi privilégiées à l’égard des condensations : les “ponts thermiques“. Assez nombreux dans les immeubles modernes, ce sont par exemple les encadrements de baies, les chaînages en béton armé disposés dans les angles de murs, ou en nez de planchers.

Plus généralement, ce sont les zones où la température de paroi peut rester relativement froide en hiver, alors que celles des parties courantes des murs, mieux isolés thermiquement, est proche de la température d’ambiance des locaux.

5.2 - Fuites sur canalisations encastrées

Les percements sont la conséquence d’une corrosion (phénomène chimique), d’une abrasion (phénomène mécanique) et parfois les deux :

-         la corrosion apparaît sous forme de piqûres ou “pitting“ ;

-         la corrosion externe est relativement fréquente.

Elle provient du passage de l’eau par les arases de gaines au niveau du sol ou par les raccords de gaine de protection non étanches.

L’eau provient des lavages de sol et contient donc des produits de nettoyage (présence de chlorures et de sulfates) la concentration de ces sels agressifs, dans les points bas entraîne une attaque rapide et caractéristique ;

-         la corrosion interne peut être due à plusieurs facteurs qui rendent complexe le phénomène.

     Les principaux sont :

o       la nature de l’eau (minéralisation, température, aération, pollution) ;

o       la nature et l’état métallurgique du métal ;

o       les couples galvaniques (effet de “pile“ par différence locale de potentiel électrique) ;

o       une contrainte dans le tube (déformation excessive, par exemple) ;

o       la vitesse du fluide.

-         le pitting apparaît principalement sur les réseaux d’eau froide assez fortement minéralisée, sur du cuivre traité thermiquement lors des assemblages par brasure.

Ceci est lié à la présence d’un film de résidus carbonés à la surface du tube ou à la formation de certains oxydes apparaissant à haute température.

La plupart des industriels ont pratiquement supprimé ces résidus carbonés.

-         la corrosion – érosion n’apparaît que dans les circuits bouclés.

En général, ce phénomène est lié à la vitesse de circulation de l’eau et à la géométrie de l’installation.

La présence de particules solides ou gazeuses dans l’eau peut accélérer la corrosion.

5.3 - Désordres atteignant les conduits de fumée

Cause principale :

L’évacuation trop lente des gaz brûlés et le refroidissement trop rapide de ceux-ci peut entraîner une condensation des goudrons et imbrûlés contenus par les fumées sur les parois du conduit.

Ces dépôts de bistre risquent ensuite de s’enflammer provoquant un feu de cheminée.

Ce phénomène peut résulter :

-         d’une mauvaise géométrie du conduit ralentissant la vitesse d’évacuation. Les conduits doivent être verticaux afin d’offrir le moins de résistance possible à l’évacuation des gaz ;

-         d’une insuffisance d’isolation du conduit et/ou de la souche. Une isolation correcte du conduit et de la souche permet d’éviter une baisse trop rapide de la température des gaz de combustion.

Une température trop froide des gaz entraîne une élévation moins rapide de ceux-ci et favorise la condensation sur les parois du conduit de la vapeur d’eau qu’ils contiennent ;

-         d’une mauvaise géométrie du conduit. Le tirage d’un conduit est fonction à la fois de la section du conduit et de sa hauteur.

Plus on augmente l’un ou l’autre de ces facteurs (ou les deux), plus le tirage augmente. Plus le tirage est élevé, plus la vitesse d’évacuation des gaz est rapide ce qui diminue les risques de refroidissement, condensation et bistrage.

Autres causes de sinistres :

-         une insuffisance de hauteur de la souche peut être à l’origine d’un défaut de tirage ou même de refoulement dans le conduit ;

-         une insuffisance de distance au feu peut provoquer également un incendie de charpente.

En cas de feu de cheminée, l’incendie peut être propagé du fait d’un défaut d’étanchéité du conduit de la charpente. Par ailleurs, du fait du simple échauffement par proximité de la charpente, un enflammement des pièces de bois peut se déclencher spontanément.

5.4 - Défauts d’isolation acoustique

Les bruits dans les bâtiments se décomposent en trois grandes familles :

1)     les bruits aériens dont la source est intérieure ou extérieure ;

2)     les bruits d’impact dont la source correspond à des chocs intérieurs ;

3)     les bruits d’équipements internes du bâtiment.

1       - Les défauts d’isolation aux bruits aériens :

Défauts de conception :

-         trop grande légèreté d’une paroi séparative simple (exemple : plancher béton trop mince entre un logement et un garage) ;

-         performances inadaptées d’une paroi séparative double (exemple : cloison en plaques de plâtre entre logements présentant un indice d’affaiblissement acoustique trop faible) ;

-         absence de prise en compte de la présence dans la paroi de parties aux performances plus faibles (exemple : grandes baies vitrées avec portes-fenêtres coulissantes) ;

-         absence de prise en compte d’exigences réglementaires particulières (exemple : isolation aux bruits extérieurs à proximité d’un aéroport)

Défauts de réalisation :

-         mauvaise étanchéité à l’air des parois séparatives (exemple : défauts de calfeutrement de menuiseries de coffres de volets roulants)

2 – Défauts d’isolation aux bruits d’impact :

Défauts de conception :

-         mauvais choix de revêtements de sol (exemple : carrelage posé directement sur un plancher béton) ;

-         mauvais choix des couches isolantes intermédiaires entre élément porteur et sol (exemple : chape flottante sur une couche résiliente aux performances insuffisantes)

Défauts de réalisation :

-         existence de ponts phoniques accidentels (exemple : poinçonnement des sous-couches résilientes par un matériau dur)

Défauts liés aux produits :

-         dégradation dans le temps ou inadaptation de la sous-couche résiliente.

3 – Défauts d’isolation aux bruits d’équipements : 

Défauts de conception :

-         choix d’un équipement aux performances inadaptées (exemple : bouche d’extraction VMC dont la performance acoustique est insuffisante) ;

-         emplacement maladroit des équipements (exemple : machinerie d’ascenseur au-dessus d’une pièce habitable)

Défauts de réalisation :

-         installation défectueuse des équipements (exemple : appareil de chauffage posé sans plots antivibratiles ou sur une cloison légère).

5.5 – Principe d’une installation électrique

Quelques données de base :

L'électricité est généralement distribuée : 

-          soit en courant de 220 volts (V) ; 

-          soit en courant de 380 volts (V). 

La puissance des appareils se mesure en watt (W) et celle de l'installation en kilowatts (kW). 

Les surintensités de courant sont réglées par des protections appelées fusibles ou disjoncteurs. 

La puissance : 

De symbole la lettre P, la puissance est égale au produit de la tension (U) par son intensité (I) et se mesure en watts (W). 

Par exemple une ampoule de 100 W, un radiateur de 1 500 . 

La consommation : 

La consommation est égale au produit d'une puissance (P) par un temps de fonctionnement en heure (h). 

Par exemple : un appareil de 500 W fonctionnant pendant 4 heures consommera 500 x 4 = 2 000 W, soit 2 kwh (kilowatts/heure). 

PROMOTELEC : 

Il s’agit d’un organisme décernant des labels pour les logements anciens après rénovation ou neufs en immeubles collectifs ou en maisons individuelles, équipés d'une installation électrique répondant à certaines prescriptions. 

L'attribution de ces labels est gratuite et donne accès à des primes. 

La mise en service de l'installation : 

Le distributeur (généralement EDF) ne peut mettre l'installation sous tension que sur présentation par le constructeur ou l'installateur électricien d'une attestation de conformité visée par le Consuel (Comité national pour la sécurité des usagers de l'électricité) après contrôle sur place. 

La mise à la terre : 

L'installation de mise à la terre est constituée par : 

-          une prise de terre générale est souvent réalisée soit par une boucle en cuivre enterrée à fond de fouille lors de la construction, soit par un piquet enfoncé dans le sol; 

-          un réseau de conducteurs de protection : repéré par une double coloration, jaune et vert, de leur gaine de protection. 

Pour la salle de bains, la réglementation définie 3 volumes : 

-          le volume enveloppe : toute implantation d'appareils électriques est proscrite, sauf quelques exceptions ; 

-          le volume de protection : périphérique au 1er volume et où certains types d'appareils sont autorisés ; 

-          le volume extérieur : aux 2 précédents volumes, pour lequel une gamme plus large d'appareils est autorisée.       

La liaison équipotentielle : 

Les éléments métalliques de la salle de bains (canalisations, huisseries,…) doivent être reliés entre eux par des conducteurs de protection constituant la liaison équipotentielle, ce qui élimine tout risque d'électrocution par contact simultané avec 2 éléments conducteurs se trouvant à une tension différente. 

Les pathologies les plus courantes sont : 

-          un mauvais dimensionnement des conducteurs lequel peut conduire à un échauffement excessif ;

-          une mauvaise mise en œuvre dans les parois susceptibles d’être humides peut entraîner des risques d’électrocution des personnes ; 

-          une absence ou une mauvaise réalisation de la liaison équipotentielle pouvant conduire à des risques d’électrocution ; 

-          une surintensité à la suite d’une décharge ou d’un court-circuit pouvant entraîner un incendie ; 

-          un défaut d’isolement des conducteurs pas altération de la gaine protectrice pouvant entraîner un court-circuit ; 

-          un défaut de connexion des composants d’une armoire électrique entraînant un phénomène d’arc et de grésillements lesquels sont susceptibles d’évoluer vers une panne de l’installation avec une disjonction ou même une destruction, voire un début d’incendie ; 

-          les surtensions atmosphériques, tel qu’un coup de foudre. 

6 – Aménagements intérieurs

6.1 - Décollement de revêtements de sols souples collés  

Plus complexe qu’il n’apparaît en première vue, un revêtement de sol souple collé associe en fait différents éléments :

-         le support : le revêtement peut être mis en œuvre directement sur une chape de mortier à base de ciment ou sur un béton surfacé ;

-         les produits de préparation de la surface : afin d’obtenir un meilleur état de surface, le support est éventuellement traité à l’aide d’un primaire. Il peut être ensuite recouvert d’un enduit de lissage ou de ragréage de quelques millimètres d’épaisseur ;

-         les adhésifs : les colles habituellement utilisées sont à base de résine acrylique en émulsion dans l’eau ;

-         le revêtement proprement dit : à base de plastique, de caoutchouc ou de linoléum.

Les revêtements de sols souples sont étanches à l’eau et à la vapeur d’eau.

Ils empêchent donc l’évaporation de l’eau présente en excès dans le support par le dessus du plancher.

Cette humidité résiduelle retarde la prise de la colle qui reste donc poisseuse.

L’augmentation de la tension de vapeur due à un écart important de température peut entraîner le soulèvement du revêtement.

Le phénomène affecte davantage encore les revêtements en lès que ceux en dalles, car les nombreux joints entre dalles peuvent laisser s’échapper un peu d’humidité  qu’au contraire les lés bloquent complètement.

Les remontées d’eau par capillarité peuvent également entraîner la rupture de cohésion de l’enduit de lissage.

Les points sensibles

La présence d’eau peut avoir deux origines :

-         l’eau qui a servi à la fabrication du béton : l’eau libre qui ne sert pas à la prise du béton s’évapore normalement au contact de l’air extérieur. Ce séchage ne concerne que les premiers centimètres superficiels.

Le phénomène n’est rapide qu’en surface. Au-delà de 3 cm, il est très lent : il peut prendre des mois voire des années si les conditions sont défavorables : mise hors d’eau retardée, locaux non ventilés et non chauffés.

Certaines configurations défavorables, comme les dallages sur terre-plein, pour lesquels la présence d’une barrière étanche ou d’un bac acier en sous-face empêche l’évaporation par le dessous, la pose du revêtement arrête donc complètement le séchage ;

-         les venues d’eau extérieures : elles concernent les planchers sur vide sanitaire ou cave, peu ventilés, et donc exposés aux remontées d’humidité du sol. La préparation du support est essentielle pour assurer un bon collage du revêtement de sol.

6.2 - Fissuration et décollement des carrelages de sol

La mince membrane que constitue le carrelage traduit rapidement les carences de son support et de sa mise en œuvre.

Les dommages les plus fréquemment rencontrée sur les surfaces carrelées sont de trois ordres :

1 – La fissuration laquelle se développe linéairement dans diverses directions, notamment aux emplacements les plus sensibles (angles rentrants ou saillants, passage de porte, charge concentrée…).

Elle traduit une déformation des couches constituant le support du carrelage due à :

-         le souplesse du plancher porteur ;

-         un fléchissement localisé du support dû à une charge concentrée sans effort ;

-         un tassement différentiel de l’isolant par la présence de points durs ou l’inadaptation du matériau isolant ;

-         le franchissement d’un joint de gros-œuvre sans précaution ;

-         le retrait de la chape ou du mortier de pose.

2 – Le décollement des carreaux lequel a pour causes principales :

-         une mauvaise préparation du mortier de pose ou une mise en œuvre qui n’optimise pas l’adhérence ;

-         une préparation insuffisante du support (traces de plâtre ou présence de poussières réduisant l’adhérence, défaut de planimétrie entraînant des surépaisseurs de colle…) ;

-         une mise en œuvre de la colle ne respectant pas les prescriptions du fabricant (temps d’ouverture, simple ou double encollage…)

3 - Le soulèvement lequel peut survenir de façon brutale après un réchauffement rapide du carrelage, alors que le support est encore à une température inférieure, ou après retrait du gros œuvre dans les premières années.

La cause principale est une mise en compression du revêtement due :

-         au retrait du support si le carrelage est posé prématurément ;

-         aux variations dimensionnelles thermo-hygrométriques ;

-         à l’absence de joints périphériques et de fractionnement ;

-         à la flexion des planchers.

Si à ces différents facteurs s’ajoutent un collage ou un scellement défaillant, le revêtement carrelé se soulève par flambement.

Nombre de fissures ont pour origine l’incorporation de canalisations (électricité, plomberie) dans le mortier de pose (amoindrissement localisé de son épaisseur), une pratique pourtant interdite de longue date.

6.3 – Défaut de joint périphérique sur baignoire

et bac à douche

Les causes principales sont :

-         l’inadaptation du support de la faïence. Il en découle une ruine de l’ouvrage dont seule la réfection totale est possible ;

-         le déplacement du receveur de douche. Le glissement ou le tassement du receveur sur ses appuis est dû aux calages de qualité médiocre, souvent constitués d’empilements de matériaux de nature diverse, sensibles à l’eau et non solidaires ;

-         le jointoiement. Même si les joints sont correctement calibrés en partie courante, les carreaux sont souvent en contact dans les angles ;

-         le défaut d’étanchéité des traversées ;

Le traitement d’étanchéité des traversées de parois par les canalisations est souvent omis et les dispositifs d’évacuation insuffisamment testés à la mise en route de l’installation.

6.4 – Désordres sur parquet bois  

Deux grandes causes peuvent être à l’origine de désordres liés à l’humidité.

1 – Une mise en œuvre prématurée du parquet dans des chantiers dont l’état ne le permet pas encore :

-         clos et couvert non totalement assurés ;

-         travaux de maçonnerie, carrelage, marbrerie intérieure inachevée ;

-         support non suffisamment sec.

2 – La réhumidification du parquet en service dont les causes peuvent être nombreuses :

-         fuite du clos et couvert ;

-         remontée d’humidité dans le support ;

-         non-maîtrise du taux d’humidité des locaux.

6.5 – Décollement de peinture

La description de l’apparition des phénomènes, telle qu’elle est relatée par les sociétaires des lieux, est strictement la même, d’une déclaration à une autre :

-         quelques semaines, ou quelques mois après l’entrée dans les lieux dans les locaux, on constate une fine fissuration de la peinture, généralement en « étoile » (3 branches à 120° l’une par rapport à l’autre) ;

-         la fissuration évolue, en taille et en densité, le film se soulève ;

-         en phase ultime, on assiste à l’écaillage spontané du revêtement. Les manifestations sont généralement plus spectaculaires, en locaux humides, surtout q’il s’agit de pièces aveugles.

Essai sur site

La mesure du taux d’humidité du subjectile est primordiale.

Les différentes causes :

-         les produits (enduits et peintures) : les surépaisseurs au niveau de passes d’enduit sont préjudiciables au bon comportement de ce dernier ;

-         l’enduit de peintre (ou le ragréage) présente, en zone de rupture d’adhérence, une pulvérulence anormale ;

-         les huiles de décoffrage : il peut subsister des reliquats de produits de décoffrage restés nichés dans les micro-anfractuosités du béton. Ce mélange coloré imprègne l’enduit de peintre et provoque la formation d’auréoles brunâtres visibles au travers du film de peinture de finition ;

-         les désordres constatés sont le résultat d’application des produits de peinture sur des supports trop humides. En travaux neufs cette humidité correspond à de l’eau résiduelle du gâchage du béton.

La forme concave des écailles montre que les forces de traction de la peinture se sont révélées supérieures aux forces de cohésion internes de l’enduit et ont entraîné sa rupture.

Processus de dégradation :

On peut admettre que l’eau résiduelle de gâchage des dalles (ainsi que celle provenant du coulage du sol béton sur ces dalles) n’a pas eu le temps de s’évacuer suffisamment, lorsque l’ambiance ne le permettait pas comme c’est souvent le cas lorsque les travaux sont effectués entre novembre et mars. Les produits de peinture mis en œuvre prématurément, freinent le départ de l’humidité.

Facteurs aggravants :

On peut retenir comme facteurs aggravants une mauvaise ventilation des locaux, leur occupation excessive (étendage du linge, lessives répétées) et l’absence d’ouverture (pièces aveugles) favorisant la stagnation d’humidité.

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