Ca y est, la tant annoncée RT (réglementation thermique) 2012 vient de sortir des tiroirs le 27 octobre dernier et s'imposera en 2 temps :

  1. à partir du 28 octobre 2011, aux bâtiments neufs du secteur public ainsi qu'au tertiaire ;
  2. à partir du 1er janvier 2013, aux logements.

Pour le maître d'ouvrage, la priorité ne résidera plus dans l'achat de la chaudière la plus performante mais il devra veiller à diminuer, à la source, sa consommation : serait-on enfin empreint de bon sens ?

En voilà une révolution introduite par la RT 2012 avec le "besoin bioclimatique".

La RT 2012 fixe à 50 kwh/m².an le niveau maximum de consommation d'énergie dans les nouveaux bâtiments.

Ce plafond est pondéré en fonction de la localisation géographique, de l'altitude, de l'usage, de la surface et du niveau d'émission de gaz à effet de serre.

la RT 2012 se cale sur les standards du label BBC Effinergie.

En définitive, un bâtiment conforme à la RT 2012 devra respecter 3 exigences :

  1. le seuil Bbiomax, évaluant le niveau des déperditions naturelles et de besoins énergétiques liés à l'usage dont seront déduits les apports de chaleur humaine des occupants, les apports solaires, etc ;
  2. le seuil Cmax, de consommation d'énergie pour le bâtiment intégrant le rendement des équipements de génie thermique et climatique, d'éclairage, de fourniture d'ECS (Eau Chaude Sanitaire), des équipements auxiliaires (ventilation, pompe,etc) ;
  3. le seuil Ticref, température intérieure conventionnelle de référence qui caractérise le besoin de confort d'été.

(source : le journal du chauffage te du sanitaire - novembre 2010)