Le 20 novembre dernier, la FFB a organisé son 3ème sommet de la construction en présence de Manuel Valls, actuel 1er ministre, devant un parterre de quelques 700 entrepreneurs du bâtiment.

Manuel Valls, Premier ministre au Sommet de la Construction de la FFB, le 20 novembre

© FV - Manuel Valls, Premier ministre au Sommet de la Construction de la FFB, le 20 novembre

Cette année, le sujet était tout trouvé et on ne peut plus d’actualité puisqu’il s’agissait de réfléchir aux pistes pour relancer la croissance, après le plan logement. "Aujourd’hui, la plupart des observateurs s’accordent à dire qu’il faut relancer le logement pour retrouver de la croissance" a souligné en préambule Jacques Chanut, Président de la FFB.

Et d'ajouter "Mais la situation de nos marchés démontre à l’évidence qu’il faut aller plus loin. La FFB a donc décidé de consacrer ce sommet au non-résidentiel, qui représente plus de 40% du chiffre d’affaires de la profession".

C’est ainsi que plusieurs chantiers ont été abordés à travers quatre tables-rondes : le coût de la construction et en corollaire la simplification des normes ; la valeur verte d’un bien immobilier ; l’immobilier comme facteur de croissance ou encore l’investissement des collectivités.

Manuel Valls, le Premier ministre, dont la venue a été chaleureusement saluée par Jacques Chanut, et accompagné de Sylvia Pinel, ministre du Logement, a insisté sur le fait que le gouvernement était aux côtés des professionnels du bâtiment, notamment dans cette période difficile pour les entreprises du secteur : "Je tenais à vous exprimer mon engagement. Un chiffre dit mieux l’ampleur de la crise, c’est celui des 300 000 mises en chantier pour 2014. C’est nettement insuffisant. Nous devons faire du secteur un moteur du redémarrage économique de la France".

En deux mots le Premier ministre compte bien sur les entreprises du bâtiment pour participer au retour de la croissance et à celui de l’emploi. Et de rappeler que "depuis avril, date de son entrée en fonction de Premier ministre, le gouvernement avait fait du secteur une priorité d’actions".

Reconnaissant que le plan de relance du logement annoncé en juin et complété en août n’avait pas encore porté ses fruits, Manuel Valls a indiqué qu’il existait d’autres outils pour agir, comme les contrats de plan Etat-régions pour la période 2015-2020, dont les orientations ont été présentées en conseil des ministres le matin même (20 novembre 2014).

Il a ainsi souligné que "la nouvelle génération des contrats de plan Etat-régions constitue un enjeu majeur pour l’investissement public et traduit la nouvelle approche de l’Etat dans sa relation avec les collectivités".

Les contrats de plan Etat-régions permettront la relance de l’investissement dans les territoires, l’Etat apportant un financement de 12,5 milliards d’euros à ces contrats qui comprennent 5 volets thématiques correspondant aux grands enjeux d’avenir pour les territoires, dont la transition écologique et énergétique.

Dérogation supplémentaire pour la conformité du collectif à la RT 2012

 Le Premier ministre n’a pas hésité à reprendre tous les dossiers en cours, y compris les plus épineux. Comme ceux du compte pénibilité ou des travailleurs détachés. Mais les déclarations de Manuel Valls sur ces sujets étaient déjà connues : création d’une mission avec un chef d’entreprise et un député (annoncé le 6 novembre 2014 par le Président de la République) pour construire un système simple en ce qui concerne le compte pénibilité, ou encore le renforcement des contrôles dans la lutte contre les dérives des travailleurs détachés et l’obligation de la carte d’identité professionnelle, une demande de la FFB.

Par contre, là où l’on ne l’attendait pas, c’est dans l’annonce qu’il a faite à propos de la mise en conformité des logements collectifs à la RT 2012. Le 1er ministre a en effet informé que les logements collectifs allaient bénéficier d’une dérogation supplémentaire de trois ans, soit jusqu’au 1er janvier 2018, avant de devoir se conformer aux exigences de la règlementation thermique 2012.

Rappelons que les logements collectifs bénéficiaient déjà d’une dérogation provisoire, avec une consommation maximale de 57,5 kilowattheures par mètre carré et par an, jusqu’au 1er janvier 2015. Désormais, elle sera donc prolongée de trois ans.

 source : www.lemoniteur.fr